Articulation entre assurance maladie et complémentaires : une nécessaire réforme – Nicolas Bouzou
Une réforme de la répartition et de la coordination des tâches entre assurance maladie obligatoire et organismes complémentaires paraît indispensable pour améliorer la soutenabilité financière du système de santé en France.
Sans sacrifier, bien sûr, le caractère mutualisé, solidaire, qui le caractérise, ni l’exigence d’un reste à charge faible pour les assurés.*
*Les propos qui suivent constituent une analyse personnelle de leur auteur et n’engagent aucunement la mission AMO/AMC et ses membres.
Complémentaires santé et sécurité sociale : une articulation mal régulée – Pierre-Yves Geoffard
Le financement des soins en France repose sur une articulation complexe entre Sécurité sociale et assurances complémentaires. L’auteur s’inquiète d’un « manque criant de coordination » et de ses conséquences sur le rôle des complémentaires, la soutenabilité du mécanisme, et le calcul du reste à charge pour certains patients.
Complémentaires santé et pérennité du système – Nathalie Buet et Clara Tousch
En santé, la France est le pays de l’OCDE avec le plus faible reste à charge pour les assurés, grâce à un système « à deux étages », entre assurance maladie obligatoire et complémentaires. Pour maintenir la pérennité de ce système, les défis s’avèrent nombreux et concernent en particulier l’articulation entre ces deux étages, dans un contexte où les dépenses s’envolent.
Réforme du 100 % santé : des résultats et une méthode aux effets contrastés – Tanguy Le Maire
Si la réforme du 100 % santé a, en cinq ans, considérablement amélioré l’accès aux soins en dentaire et en audiologie, elle a été un échec en optique. Le 100 % santé a par ailleurs conduit à une forte hausse des dépenses des complémentaires, mais aussi des fraudes, contre lesquelles ces dernières disposent de peu de moyens. Tour d’horizon.
Réforme 100% santé : 5 ans après, transformer cette réforme de la solvabilisation en une réforme de la responsabilisation – Séverine Salgado
La réforme du « 100 % santé » visait à garantir aux assurés une prise en charge, sans reste à charge, des équipements optiques, des prothèses auditives et des soins dentaires. Si, en cinq ans, le dispositif a globalement amélioré l’accès à ces soins, son coût interpelle, rendant nécessaire une gouvernance plus responsable et partagée entre l’État, les complémentaires et les assurés.
Collecte des données de santé par les organismes d’assurance maladie complémentaire : cas d’usage autour de la gestion des fraudes – Nicolas Dufour
La fraude aux complémentaires santé, en constante progression, repose désormais sur des modes opératoires toujours plus sophistiqués et automatisés. Pour cibler la fraude, les assureurs complémentaires doivent désormais trouver l’équilibre entre traitements de données ciblés et exigences de conformité juridique.